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Transmettre son entreprise avec ses connaissances

Dominique Nippert a créé sa pisciculture il y a vingt ans. Un dispositif lui a permis de prendre un jeune en stage qui, plus tard, prendra sa relève. La semaine des compétences tirait ses bilans, expériences à l'appui.

Evolution des réglementations, financements à trouver au milieu d'un labyrinthe législatif, évolution des spécificités de l'emploi... La Maison de l'emploi du Sud-mosellan organisait sa deuxième semaine des compétences du territoire. Des rencontres, débats, formations... étaient destinés aux artisans, dont ceux des métiers de bouche et de l'hôtellerie, aux entreprises du gros et second oeuvre du bâtiment, aux établissements du secteur médico-social. Hier, pour clore cette semaine de rencontres, débats, formations, un bilan était restitué à la salle des fêtes de Sarrebourg, corps de métier par corps de métier. C'était aussi l'occasion d'entendre des témoignages qui donnaient de la substance aux discours et bonnes résolutions.

Avec notamment une illustration d'expérience mise en oeuvre; Il s'agissait de l'anticipation de la transmission d'entreprise par le transfert de compétences.

Dominique Nippert a créé de toutes pièces sa pisciculture il y a vingt ans à Vahl-lès-Bénestroff. Il y a deux ans, son employé est tombé malade et lui-même ne parvenait pas à gérer seul son exploitation. Laquelle a commencé à connaître des problèmes de trésorerie. Un cercle vicieux. « Je ne connaissais aucun dispositif pour mettre un jeune à ma disposition. Et puis je pensais à l'avenir, je n'avais pas envie que disparaisse ce que j'avais créé. Je cherchais alors un jeune à installer pour qu'il reprenne plus tard le métier. »

C'est à l'occasion d'une réunion conseillée par Dominique Consille, l'ancienne sous-préfète de Château-Salins, que Dominique Nippert entend parler d'un dispositif : Ardan. « Je peux prendre un jeune en stage six mois après une formation théorique de quatorze jours. Ça m'a permis de pérenniser l'entreprise avec un coût moindre. C'est l'idéal pour une petite entreprise. »

Une aide « ardente »

Ardan, c'est pour Actions régionales pour le développement d'activités nouvelles.

C'est une aide qui est née en Lorraine en 1988, à l'initiative de l'État et du conseil régional. Elle permet de concrétiser « des projets dormants dans les entreprises en développant les compétences entrepreneuriales de ceux qui les portent ». Cette dernière partie est portée par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et son Centre national de l'entrepreneuriat (Cnam-CNE).

Le stagiaire qui bénéficie de ce contrat, c'est Alexandre Balaud. Le jeune homme est déjà titulaire d'un BTS de gestion agricole et d'une licence pro en aquaculture/aquariologie passée à Nancy. Il ne souhaitait plus poursuivre en master pour passer à du concret. « J'ai répondu à l'appel de Dominique qui connaissait des problèmes de main-d'oeuvre et de trésorerie. Ardan, avec sa formation allégée, me convenait. Le Cnam donnait des cours de marketing et de communication. C'était très important de suivre ces modules car je ne me sentais pas à l'aise avec la commercialisation des produits. »

Dominique Nippert apprécie la motivation du jeune homme. « Il reprendra l'entreprise plus tard, même s'il ne connaît pas encore le métier, mais je suis là pour ça. Après les six mois de stage, j'embaucherai Alexandre à temps plein. » Mieux, Dominique Nippert veut en faire son associé pour créer un atelier de découpe de poisson, à destination des restaurateurs locaux, des marchés. Il estime son projet à 30 000 EUR. Le pisciculteur rappelle que la région est la troisième au rang piscicole. « On a des atouts, il faut les faire valoir ! »

 

© Le Républicain Lorrain
22 novembre 2013

 

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